À propos
Derrière
ce projet.
Supercycle explore une mobilité légère, utile et désirable, entre design, technique et expérimentation.
Qui suis-je ?

Je m’appelle Jean Dard et je suis designer, diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.
En troisième année de mes études, je commence à m’intéresser à l’énergie et à nos manières de l’utiliser, en me concentrant notamment sur les déplacements. Une année plus tard, en 2020, j’écris mon mémoire : L’automobile au régime : enjeux et alternatives de mobilités individuelles motorisées. Il traite de la place acquise par « l’objet voiture » dans nos sociétés occidentales, des problèmes qui en découlent et des alternatives naissantes, dont les vélis.
Avant la fin de mes études, je commence à travailler avec Cédric Carles et son think tank citoyen, l’Atelier 21. Je participe au projet Paléo-énergétique, une exploration des anciennes innovations énergétiques parfois oubliées. En 2021, je rejoins le projet RegenBox, un boîtier et un service permettant de recharger les piles alcalines non rechargeables.
En 2023, je m’engage dans le projet Vhélio, un véli open source. Je fabrique deux véhicules dérivés de Vhélio que je nomme Supercyclettes. Avec les Supercyclettes et mes amis, nous traversons la France entre juillet et août 2023 sur 2 800 km. Ce périple devient le prototype du projet Supercycle.

Les vélis
Le contexte
Deux tonnes équivalent CO₂ par habitant d’ici à 2050 : c’est l’objectif issu de l’Accord de Paris pour maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C. Aujourd’hui, l’empreinte moyenne d’un Français est environ cinq fois supérieure. La voiture individuelle en constitue le premier poste.
Des véhicules légers intermédiaires
Les vélis apportent une réponse à l’aberration physique de la voiture individuelle : un objet de 1,2 tonne en moyenne transportant bien souvent une seule personne. Ils sont dimensionnés pour l’usage le plus fréquent, les trajets quotidiens allant jusqu’à une vingtaine de kilomètres, lorsque la marche, le vélo ou les transports collectifs ne conviennent plus.
Situés entre le vélo et la voiture, ils apportent davantage de confort et de capacité d’emport que le premier, sans le surdimensionnement de la seconde. À deux, trois ou quatre roues, ils peuvent répondre à des besoins variés.
En France, leur développement est notamment soutenu par le programme eXtrême Défi de l’ADEME.
Quel imaginaire pour les vélis ?
La désirabilité est un sujet particulièrement délicat parce qu’il est culturel. Face au véli, des milliards sont investis pour promouvoir les SUV. Sa sobriété intrinsèque se situe aux antipodes de ce qui nous est vendu.
Comment rendre cette frugalité désirable ? Comment et avec quoi troquer le confort ultime d’une 5008 ?
